Chapter Two.
J'étais tranquillement en train de mordre à pleine dents dans mon sandwich au beurre de cacahuètes, quand Jenny s'est ruée sur moi, enthousiaste à mort.
Jenny : - Devine qui est là !
Moi : - Les extraterrestres ?
Jenny : - Non ! Les Jonas sont revenus !
Je recrachai le Coca contenu dans ma bouche dans la tronche à ma copine et laissai tomber mon pauvre sandwich.
Et pourtant, j'étais devant les Vous-Savez-Qui trois minutes plus tard... Du moins, devant leur photos. Ils étaient à l'affiche d'un grand concert dans la ville d'à côté. Quand je pense que j'ai laissé tomber mon déjeuner pour ça.
Le reste de la journée se passa normalement bien. Rentrée chez moi, j'enfilais un vieux jean, un débardeur bleu marine, choisis mes baskets au lieu de mes bottes, me fis une rapide queue de cheval et attrapai mon chapeau de cow-boy. Je me rendis au ranch à pied. Lucas m'attendais à l'intérieur en nettoyant une selle.
Lucas : - Hey !
Moi : - Salut, ça va mieux ?
Lucas : - Ouais, ouais.
C'est bizarre mais nous ne nous faisons jamais la bise, peut-être parce qu'il me considèe comme un de ses potes.
Moi : - Tu prends qui aujourd'hui ?
Lucas : - Je vais prendre mon cheval et toi ?
Moi : - Panama.
Panama est ma jument préférée et le père de Lucas me laisse la monter quand je veux, personne d'autres n'en veut. Je l'ai vue naître chez eux. C'est une jeune mustang de cing ans alezane avec une drôle de liste sur le chanfrein.
Lucas peut monter tous les chevaux de son père, mais il en a un qui n'est qu'à lui. C'est un jeune étalon mustang gris souris de six ans qu'il a appelé Storm. Il est hyper fou et je pense que personne d'autres n'arrive à le monter à part mon ami.
Je me dirige vers le box de Panama et y rentre doucement. Elle lève la tête et la tourne vers moi avec ses grands yeux rieurs. Elle s'ébroue tandis que je caresse son encolure. Je la panse rapidement, la selle et la bride, enfile mon chapeau et l'amène à l'extérieur. Lucas est déjà sur sa monture. Je grimpe sur le dos de ma jument et nous partons en direction des sous-bois.
Moi : - En avant Lulu !
Lucas : - Arrête, je déteste ce surnom, tu le sais !
Moi : - Justement.
Lucas : - Serena la Serpillière.
Moi : - OK, j'arrête.
Il éclata de rire et partit au trot dans le chemin entre les arbres. Panama suivit automatiquement son copain (Storm, pas Lucas) et trottinna jusqu'à l'orée de la forêt où nous repassâmes au pas.
Lucas : - Alors, comme ça tes grands amis les supers stars sont de retour ?
Moi : - Eh ! Je te signale que tu les connais depuis aussi longtemps que moi !
Lucas : - Ouais, ouais.
Moi : - Mais tu sais, ils passeront sûrement pas par ici, ils ont des milliers de fans dans la ville d'à côté.
Lucas : - Tu veux pas revoir Nick ?
Moi : - Je n'ai pas spécialement envie d'en voir un des trois.
Je mentais, et il le savait.
Moi : - Et puis pourquoi Nick, d'abord ?
Lucas : - C'est ça, fais l'innocente.
Je rougis légèrement. Il souria d'un air narquois.
Moi : - On trotte ?
Lucas : - Quelque chose à cacher ?
Moi : - Arrête de te faire des films, Lu'.
Lucas : - Lu' ?
Moi : - Bah quoi, t'aimais pas Lulu.
Il y eût un court silence.
Lucas : - Tu sais, je crois que Nick craquait pour toi quand on était gamins.
Moi : - Mais ouais, c'est pour ça qu'il est sorti avec Kylie Cooper.
Lucas : - Si, si, je t'assure. A chaque fois que je voulais m'assoir à côté de toi à la cantine, il me menaçait avec sa fourchette pour que je lui laisse la place.
Moi : - N'importe quoi.
N'empêche, je ne pouvais m'empêcher de rougir de plus belle et de rire nerveusement.
Lucas : - Tu l'aimais, Nick ?
Là, il ne rigolait plus du tout.
Moi : - J'étais une gosse sans cervelle.
Lucas : - Et maintenant ?
Moi : - Je ne pense pas, ça fait trop longtemps qu'on ne sait pas vu.
On ne parla plus jusqu'à la sortie des bois. Il y avait alors une étendue de champs et plus loin de prés verdoyants. C'était le moment habituel où nous partons dans un galop endiablé. Avant de partir, Lucas me glissa :
Lucas : - Il a largué Kylie Cooper après trois jours.
Puis il donna un coup de talon à son étalon qui partit plein gaz, suivit de près par ma jument.
Une fois rentrés au ranch, et après avoir longuement pansé et cajolé Panama, je rentrai chez moi pour découvrir une Miley excitée, une Jenny survoltée, et un Justin accablé.
Moi : - Qu'est-ce qui se passe ?
Justin : - Elles sont folles, je crois.
Jenny : - Deviiine quoiii ?
Moi : - Quoi ?
Miley : - Ils sont lààà !!!!
Moi : - Qui ?
Jenny : - Les Jonaaas !
Moi : - Génial.
Miley : - Et mêêême qu'on les a invitééés !
Moi : - Quoi ?!
Elles se calmèrent d'un coup.
Jenny : - T'es pas contente ?
Moi : - Je suis folle de joie, ça se voit pas ?
Miley : - Oh, mais allez, ça va être sympa !
Moi : - Et ben, ça sera sympa sans moi.
Jenny : - Mais on les a invités ici !
Moi : - Alors je vais sortir, c'est tout simple ! Allez, amusez-vous bien !
Je partis en colère vers l'entrée, attrapa mon manteau et sortit en claquant rageausement la porte. Le temps de me retourner après avoir fermer à clé, je me trouvais devant trois ombres.
Moi : - Vous voulez quoi ?!
C'est à ce moment là que le détecteur de mouvements se mit en marche, et la lumière fût.
Et ce fût avec horreur que je me rendis compte que j'étais devant les Vous-Savez-Qui.
Trois commentaires pour être prévenu.